Conseil de quartier Réunion Père Lachaise
1 06 2010
Le Conseil de Quartier avait un ordre du jour chargé. Tout d’abord, nous évoquons les 150 ans du 20ème arrondissement pour lequel le conseil souhaite prendre une initiative en octobre, avec un parcours historique en direction des jeunes. Nous évoquons ensuite les projets concernant la rue des Orteaux. La situation d’extrême tension est évidemment évoquée, les représentants des locataires étant présents. Je suis d’ailleurs étonné que la question de la sécurité ne soit pas plus clairement inscrite à l’ordre du jour, tant les problèmes sont récurrents et tant l’on ne peut comprendre nos aménagements que par rapport à notre volonté de modifier l’aspect du quartier. Tandis que la discussion s’engage, nous écoutons une intervention faite d’une voix douce par un habitant du quartier, aveugle et que nous connaissons bien, puisqu’il est une figure du conseil de quartier et qui à partir de son expérience récente, considère qu’il ne faut pas uniquement de la répression (ce n’est pas notre seule orientation, et de plus elle ne dépend pas de nous, mais de la Préfecture, même si nous souhaitons effectivement qu’elle s’exerce) mais qu’il suffit parfois de parler avec ces jeunes comme il l’a fait lui-même et tout est rentré dans l’ordre…Son intervention déclenche quelques sourires, par certains qui apprécient la confiance en la parole mais qui doute, vu ce qui se passe chaque nuit, que cela suffise, d’autant que chacun des résidents a un jour ou l’autre entamé le dialogue. Mais ce qui se passe aux Orteaux est au-delà et nous le savons tous. Julien Bargeton et moi-même revenons sur le sujet en précisant les aménagements qui y sont prévus : plantation de 7 arbres en 2010, réalisation d’un plateau surélevé en 2011 à l’angle de la rue de la Réunion et de la rue des Orteaux, enlèvement des potelets en mai dernier.
Les travaux de l’école Lesseps dans laquelle nous nous trouvons sont également abordés. Et comme à chaque conseil ou presque, la question revient sur les Petits Pierrots, ce qui me donne l’occasion de rappeler les faits. La situation difficile financièrement dans laquelle se trouve cet organisme est dû, malgré une subvention de l’ordre de 62 K€ à des dettes de loyer accumulées auprès de Paris Habitat pour un montant de 6 K€, pour lesquels un échéancier a été proposé. De même, la Mairie a reçu à sa demande de nombreuses fois les responsables contrairement à ce qui est véhiculé parfois ici ou là. Il s’agit donc que l’organisme assume d’abord ses responsabilités en termes d’apurement de dettes. Par ailleurs, s’agissant de la prévention, elle n’est pas désertée, puisque le Club des Réglisses, également soutenu par la municipalité, travaille dans le quartier, ainsi que le centre social Etincelles.







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