When I’m sixty-four, 3 derniers bals et puis s’en va 2009…
25 12 2009
Trois rendez-vous, trois bals pour finir l’année avec les aînés du 20ème, trois lieux différents, trois ambiances, nimbées de sourires et de nostalgies amont. Dimanche 20 décembre, c’est au Saint-René que le Lion’s Club de Belleville-Ménilmontant renouvelait son action en accueillant 116 de nos résidents, venant des maisons de la Croix Saint-Simon, d’Alquier-Debrousse, des Amandiers et aussi des personnes vivant chez elles. Nous nous connaissons bien désormais avec le Club dont j’apprécie la bonhomie, la spontanéité et le dévouement. C’est avec le nouveau président que nous avons dit quelques mots à l’heure où déjà s’esquissaient quelques pas de danse sur la piste du café, entièrement rénové. Lundi 21 décembre, c’est avec le CASVP (centre d’action sociale de la Ville de Paris) que s’achevait la série des repas des aînés, au Pavillon Dauphine où je retrouvais Danièle Hoffmann-Rispal, députée du 20ème et fidèle à ce rendez-vous.En faisant la tournée des tables, c’est un regard qui m’a attiré, celui d’un homme qui semblait perdu. Il était beau et triste comme Leni Escudero. Je me suis approché de lui et il m’a dit en me regardant comme un frère, comme une planche de salut le reliant à un autre monde, que c’était son premier repas de « vieux ». Cette pensée m’a envahie aussitôt pour ne plus me quitter. Et pourtant, on s’amusait bien aussi au pavillon Dauphine. Je me suis dit que nous parlons d’inter-génération, mais que nous nous contentions souvent de conjuguer cette notion en mixant des « vieux » avec des enfants ou des jeunes, comme si on ne devait pas d’abord reproduire la vie réelle, c’est-à-dire le mélange de tous les âges comme dans un immeuble où chaque étage est celui d’un âge et d’une famille, qui se croisent tous les jours, dans l’escalier ou l’ascenseur. Oui, les personnes âgées ne sont pas uniquement des parents ou des grands-parents, ce sont des avancées de nous-mêmes avec un peu plus d’âge et nous, et moi, aimerai-je un jour n’être qu’avec des gens de mon âge ?
Et puis, le 24 décembre, j’étais avec des élus du 20ème salle des Fêtes, mise à la disposition des Petits Frères des pauvres pour un vrai réveillon, avec repas et soirée dansante jusqu’à deux heures du matin. Un moment, j’ai songé que je pourrais passer ma soirée là, moins pour la puissance organisatrice que pour les personnes que j’ai retrouvées pour les avoir vues déjà dans d’autres repas, ou que je croise dans nos cérémonies. Nostalgie amont, et nous, et moi, que serons-nous, when I’m sixty-four….
PS : comme tout augmente, pour nous ce sera bien plus tard, encore !







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