Ce siècle, tard commencé, tôt fini
11 11 2009
Comme tous les ans, nous nous retrouvons le 10 novembre, pour une veillée d’une heure, à partir de 18 heures, devant le monument aux morts, la vasque allumée. Je remercie les élus présents, malgré le compte rendu de mandat de Frédérique Calandra qui commence à 19 heures et il me revient de dire quelques mots. « Je voudrais commencer par un truisme. Nous sommes aujourd’hui le 10 novembre. Hier, nous étions le 9 novembre et demain nous serons le 11 novembre. Et qui ne voit le lien entre ces dates, au-delà de la concomitance constatable, qui définit ce siècle. Ce siècle, tard commencé, le 31 juillet 1914 et qui ouvre une déflagration telle que le monde moderne n’en est pas revenu. Ce siècle achevé tôt, le 9 novembre 1989, par la chute du Mur de Berlin dont nous exaltions, hier encore, le 20ème anniversaire. Entre ces deux dates, c’est le continuum de cette boucherie moderne qui affronte au-delà des océans, les empires et les hommes. Nous voulons nous souvenir. Que certes la guerre est l’ultime moyen pour préserver la liberté. Mais que celle-ci est plus sûrement défendue et préservée par la paix, l’union, et la concorde entre les peuples ». La veillé commence et s’achève. Le lendemain, nous nous retrouvons au Père Lachaise, devant les monuments polonais, grec, arménien, tchèque, slovaque, belge, garibaldien, russe. C’est comme toujours une belle cérémonie, avec quelques loupés il est vrai ! qui rend hommage au monde devant les ambassades, les citoyens nombreux. Et puis, c’est le départ vers la mairie, l’aubade de la musique militaire qui donne la Madelon et les discours. Message de l’UNC, de l’UFAC lu par les jeunes de notre arrondissement, allocution de la Maire, remise de décorations à deux piliers de la mémoire du 20ème. Visite rapide de l’exposition consacrée aux troupes indiennes en France sous la houlette de l’association Les comptoirs de l’Inde et fin de la cérémonie, qui toujours nous ramène à une époque où les civilisations se sentaient immortelles jusqu’au jour où elles ont approché leur propre fin. De quoi se souvenir que la paix est la sève du progrès des peuples.
En illustration, la seule photo de mon grand-père, Antonin Joseph, en partance pour Verdun.







Merci Pascal d’avoir mis la photo de notre grand-père qui trône en bonne place dans mon bureau. J’avais commencé à rédiger un article à destination de mon blog pas bien à jour, pour cette journée singulière du 11 novembre et avec le même parallèle que toi sur la chute du mur et l’espoir qu’il a suscité. Ton article est si bien écrit que je ne publierai pas le mien mais je mettrais bien le lien vers ton article si tu me le permets bien sûr !!!
jc
Merci mon frère ! cela me touche et en même temps étrange de communiquer entre nous ainsi, mais bon sang ne saurait…