Stock/flux ou de la nature du Parti Socialiste
13 10 2009
La Commission Fédérale de Contrôle Financier de Paris était accueillie mardi 13 octobre, à l’Assemblée Nationale par Pascal Terrasse, député, président du Conseil Général et Président de la Commission Nationale de Contrôle Financier. Participait également à cette réunion, en invité, mon cher camarade, Frédéric Léveillé, Premier Secrétaire Fédéral de l’Orne et Secrétaire National adjoint à la Trésorerie du PS. Ce moment d’échange qui pourrait paraître à l’énoncé des titres et qualités de chacun des participants relativement peu pétillant a tout au contraire abordé une question centrale et dont nous débattons depuis plus de 3 ans déjà : quel Parti socialiste voulons-nous ? Au-delà en effet des questions que nous avons abordées et qui ne se rapportent qu’à notre vie interne, la question de l’adhésion, de ses conditions, de son montant, de sa progressivité dépassent très largement la seule logique comptable. La subvention publique et la part que représentent les cotisations dans le budget du PS démontrent en effet que nous n’avons pas besoin d’adhérents pour avoir de l’argent ! De même, l’idée que les adhérents à 20€ sont aussi vite repartis qu’ils sont arrivés est souvent plus un poncif qu’une réalité, dans le 20ème notamment, à Paris aussi et dans de nombreuses fédérations si j’en juge par ma propre expérience lors des débats du congrès, où certes, les militants de longue date sont légion mais sont aussi présentes et actives les différentes vagues d’adhérents. Cette idée, ou plutôt ce poncif donc, pourrait congédier l’idée d’ouvrir le PS puisque les gens n’y restent pas… Voire, dirait Panurge ! Autre idée : le Parti est au fond une petite société où tout le monde se connaît et donc au moment des paiements de cotisations, on peut avoir une discussion entre l’adhérent et le trésorier… Bref, autant d’arguments qui pourraient avoir leur utilité si nous étions un parti d’avant-garde ou si nous ne voulions être qu’un cartel électoral. Nous voulons des adhérents nombreux, divers, libres d’aller et de venir, parce que nous voulons bâtir une grande force progressiste, inscrite dans la société. C’est pourquoi, l’ambition est tout autre, non par lubie, mais tout simplement parce que la gauche est forte quand le PS est fort, et le PS ne peut être fort que s’il est capable d’attirer à lui toutes celles et tous ceux qui veulent participer à l’alternance et à l’alternative. Il ne faut pas craindre donc que nos portes s’ouvrent. C’est tout l’enjeu de la rénovation du Parti qui commence aussi par celle des modalités d’adhésion à une formation politique qui prétend représenter les aspirations populaires et pour cela, gouverner la France.







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