Pacs : 10 ans qu’ils sèment !
10 10 2009
Depuis ce vendredi, j’assure, comme le font à tour de rôle, mes collègues adjoint(e)s, la semaine de permanence qui implique de la veille et de la vigilance la nuit et le samedi la célébration des cérémonies. Ce samedi matin, de 9h30 à 12h45, j’ai donc procédé à 10 mariages, 1 parrainage républicain et un pacs. A l’image du 20ème et de la vie, les célébrés étaient de toutes couleurs et de toutes origines et j’avoue prendre un grand plaisir à ces moments de la vie d’élu. Je confesse aussi avoir été pris par l’émotion au moment du parrainage républicain et du pacs surtout, au point que je me suis demandé si j’allais finir la cérémonie. La veille, j’avais déjeuné avec mon ami et bien plus, puisque depuis 20 ans et plus, nous militons ensemble, ici et là, Denis Quinqueton.
C’est en 1991, dans une des réunions du comité exécutif de l’ARES que Denis était venu nous présenter l’ancêtre du pacs, le CUC… On se reportera à mon discours de cérémonie sur la naissance de ce projet (agir pour le 20ème). J’ai toujours dit à Denis mon admiration pour le combat qu’il a mené et la manière dont il l’a mené avec Jan-Paul Pouliquen, Gérard Bach-Ignasse, décédé et que j’avais rencontré et tant d’autres. A l’aune d’une vie, ils auront contribué à changer la société. Ce n’est pas rien et c’est sans doute le rêve ultime de toute personne qui s’engage pour une cause. 10 ans après des débats qui ne furent pas toujours honorables, y compris à gauche, y compris au PS -puisqu’il fallut s’y reprendre à deux fois pour des motifs peu avouables (ne parlons pas de la droite évidemment, à part sans doute Roselyne Bachelot et Michèle Barzach) - avoir la chance et l’honneur de concrétiser le combat de militants, de citoyens, n’est toujours pas anodin. De la parole à la réalité, ce fut un long combat, citoyen. La photo a été prise lors de la campagne pour l’investiture de Ségolène Royal dans le 20ème où j’avais demandé à Denis de présenter une forme aboutie de démocratie citoyenne et participative. Le politique, en l’occurrence l’Assemblée, a donné force de loi à un mouvement né d’hommes et de femmes qui se sont emparés d’une question essentielle : l’égalité de tous. La loi adoptée le 13 octobre 1999 fut promulguée le 15 novembre 1999.
Il n’y a que deux mots à dire aux militants qui ont semé du droit : chapeau bas ! Et une chose à faire : avec eux, poursuivre l’évolution laïque et républicaine de la société.







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