Un Conseil national affligeant

9 06 2009

Convoqué deux jours après la débâcle des élections européennes, le Conseil National du PS n’a servi à rien, sauf, sans doute à désespérer plus encore celles et ceux qui ne l’étaient pas déjà ! Le ton était donné dès l’entame puisque les responsables de la campagne avaient choisi de banaliser la défaite d’une phrase : « le PS a connu d’autres défaites » ! Assurément ! Sans compter que l’heure n’était pas à l’autocritique puisque l’on entendait que si la campagne était à refaire, on referait la même !

 

Bien sûr, il serait trop facile de mettre en cause la Première Secrétaire et son entourage, seuls, même si les dirigeants doivent toujours assumer la plus grande part des responsabilités, mais tout de même, les membres du CN attendaient autre chose. A titre de comparaison, le Conseil National du 23 avril 2002, deux jours après notre déroute du 21 avril, avait donné de vraies explications et j’ai toujours gardé en mémoire les belles interventions et explications politiques pour le coup de Jean-Luc Mélenchon, Gérard Filoche, Julien Dray et Henri Weber. Mais ceux-là même qui étaient déjà aux commandes de la campagne de 2002 ne trouvaient aucune explication sérieuse, permettant de relever le PS des abysses dans lesquelles il était descendu, au fond, de son plein gré. C’est donc avec colère et rage froide que j’ai quitté un Conseil national qui tel un orchestre de Lulli, se dépeuplait de ses solistes, que nous avons en légion, à défaut d’avoir un chef d’orchestre qui sache nous remettre en musique. Je donnerai mon analyse plus tard. Mais, en ces moments, je me réjouissais d’être élu, au moins là, je pouvais trouver, dans l’action quotidienne, de quoi assouvir l’envie d’agir pour le bien commun.


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