Retour sur le Tour de France et le retour de Lance

31 08 2009

Les dernières déclarations de Lance Armstrong affirmant qu’il serait présent au Tour 2010 pour le gagner me donnent l’occasion, pour ce dernier jour du mois d’août, de revenir sur le Tour et ses autours… La saison avait en effet été marquée par l’annonce du retour de l’ogre du mois de juillet et l’enthousiasme obligatoire des années 1999 à 2005 avait cédé la place à force de révélations, de livres, d’enquêtes à un scepticisme de bon aloi, vite transformé en soutien de la part des commentateurs, de peur de se retrouver à côté de la plaque si jamais, il gagnait un 8ème tour. Lire la suite »



Les territoires face à la crise, formation des élus à La Rochelle

29 08 2009

Cette année, pour la première fois depuis 10 ans, j’avais décidé de ne pas participer à l’université du PS à la Rochelle, à la fois pour des raisons prosaïques, il faut un véritable budget personnel pour être militant et aussi parce que je n’avais très envie d’y être. Ce que j’ai entendu jeudi soir au pot de la Fédération de Charente-Maritime m’avait conforté dans mon choix. Et ce que j’ai entendu depuis l’ouverture, sans me faire changer d’avis, m’a réjoui, en effet que le PS puisse enfin donner de lui une autre image et ose aborder toutes les questions tues depuis le congrès de Reims, comme la rénovation du Parti et du projet, la refondation de la gauche, la question des alliances et des primaires, la stratégie économique. Mais, comme l’an dernier, je participais à la formation des élus, qui se tenait mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 août. C’est un droit que les élus ont de se former, mais c’est aussi un devoir si nous voulons être à la hauteur de nos responsabilités et des enjeux. Lire la suite »



Libération du 20ème arrondissement et de Paris

25 08 2009

Le comité « Mémoire Vive, Mémoire Commune », groupe de travail issu du CICA et qui élabore l’agenda de la mémoire du 20ème, avait décidé des nouveaux horaires de la cérémonie de la libération de Paris dans le 20ème, un peu contraint tout de même par le fait que la cérémonie parisienne se déroule l’après-midi, nous empêchant de la faire nous-même à cette heure et nous privant sans doute de la participation citoyenne que nous recherchons pour chacune de nos cérémonies, tant nous pensons que les commémorations doivent être partagées et non réservées. Pour autant, nous avions donc décidé que le fleurissement des plaques des citoyens, résistants, déportés se ferait le matin avant la cérémonie proprement dite. C’est ainsi qu’à 10 heures, avec Julien Bargeton, premier adjoint, nous nous sommes retrouvés et séparés, en deux cortèges, l’un vers le nord, l’autre vers le sud de l’arrondissement, avec deux porte-drapeaux, un représentant du monde combattant, escortés par une voiture de police. C’est un moment toujours émouvant que de fleurir les plaques au nom de la Mairie, de lire les noms et les faits qui ont vu disparaître, ici, ou en déportation, des citoyens morts pour notre liberté. Lire la suite »



Marseille ! Massilia ! Phocée !

24 08 2009

Quel crime cela aurait été de ne pas voler du temps à la réflexion collective pour se perdre et arpenter, à la volée, sous un soleil de plomb, les artères de cette ville de civilisation, Marseille, princesse du Monde et de la Mer. De cette civilisation qui n’a pas besoin de musée pour rappeler son origine, sa fierté, sa beauté. Virent-ils de Troie ou d’Ionie, les fondateurs ? Mais que le voyageur sache que c’est d’ici que partit la civilisation, comme le proclame la plaque enchâssée dans le sol du Port ! Tout Marseille vibre dans chaque marseillais. Lire la suite »



Espoir à gauche à Marseille : une nouvelle majorité progressiste pour la France ?

24 08 2009

Samedi, débat attendu avec les interventions de Marielle de Sarnez, Robert Hue, Daniel Cohn-Bendit, Christiane Taubira. Beaucoup a été dit et vu déjà ! Quelques remarques cependant, pour dire d’abord l’émotion de nous savoir tous dans la même salle. Et la curiosité d’entendre Marielle de Sarnez. Au-delà de sa classe naturelle et de l’élégance de son propos, une fois le voile dispersé, il fallait se pincer à plusieurs reprises pour se demander qui nous parlait là, avec ces mots ! Et François Rebsamen a eu bien raison de dire avec malice, laissant la parole à Robert Hue, « Tu vas avoir un peu de mal, Marielle a mis la barre très à gauche ». Mais au moins, quelque chose a été dit, en se fondant sur la nécessité d’une réponse démocratique à l’omniprésence du pouvoir, à savoir qu’un chemin pouvait être ouvert.

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Espoir à gauche, à Marseille, les ateliers

23 08 2009

Le drapeau d’Espoir à gauche, hissé par Patrick Mennucci, puissance invitante, que je veux remercier pour la qualité de l’accueil, de l’organisation et de ses interventions, flottait sur le Pharo. En effet, les 21 et 22 août, Espoir à gauche, premier courant du Parti socialiste, soit un tiers, avait donné rendez-vous à Marseille, aux militants, venus nombreux, plus de 1500, pour deux vraies journées de travail. Avouons-le, beaucoup d’entre nous parlent d’évoquer des « sujets de fond » et se contentent de dire « le fond, le fond » pour ne pas en parler. Or là, visiblement, l’envie était réelle d’affronter les sujets sur lesquels bien des français considèrent que nous n’avons pas, plus ou peu d’idées. L’avantage de ce courant, auquel nous participons avec mes amis depuis la constitution de la motion E, c’est qu’au fond, personne n’abandonne ses idées, mais veut les partager, les frotter avec les autres et c’est ainsi que les idées naissent, non d’en haut, par oukase, autoritarisme, mais par le dialogue, la confrontation, l’échange. Le premier débat a pris la forme d’une assemblée générale, fixant le cap et la conduite : pas de petites phrases, pas de commentaires sur les commentaires, mais la volonté d’ouvrir tous les débats et de les porter au fond commun du PS et de la gauche.

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Une petite fille privilégiée

17 08 2009

J’ai rencontré Francine Christophe pour la première fois en avril 2008, le 15 avril précisément, au monument de Bergen-Belsen, au Père Lachaise, pour ma première cérémonie en tant qu’élu. Je l’ai revu cette année, le 19 avril, et au Ramus où l’association déjeunait, elle a eu la grâce de me dédicacer son ouvrage, « Une petite fille privilégiée ». Une histoire d’enfant, de 8 ans, arrêtée, raflée, transférée de prison en prison, parquée, à Drancy, à Pithiviers, à Beaune-la-Rolande, et déportée le 7 mai 1944 à Bergen-Belsen, d’où elle n’en repartira qu’en avril 1945, pour retrouver son père, militaire, libéré le 2 mai 1945, en juin 1945. Le plus curieux est sans doute le fait que ce récit écrit après coup, garde les intonations d’une petite fille. Lutte pour un fait tout, poux, maladies, morts, irréelles, entrée brutale dans un enfer sans fin. C’est une enfant qui parle et qui raconte l’incompréhensible d’une vie qui bascule, avec des mots d’enfants, comme si à jamais, la vie, l’enfance volée, s’étaient arrêtées en ce jour où une enfant de France a été déclarée, reconnue et traitée comme juive, parce nécessairement coupable, elle qui ne pensait qu’être la fille d’un militaire, de sa maman et d’un pays qui s’appelait la République Française.



Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire

12 08 2009

« Non. Je n’ai pas répondu au hasard. Je connaissais les réponses ». Mais, comment Ram Mohamed Thomas, serveur de poulet et de whisky a -t-il gagné un milliard de roupies à un jeu télévisé ? Avec « Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire », Vikas Swarup offre un parcours initiatique à travers l’Inde, continent de misère et de splendeurs, de destins tracés pour l’éternité soudain déviés par le coup de dés du héros. Le film « Slumdog millionnaire » a zébré les écrans de son succès. Mais l’écriture nous ramène à ce style si particulier, où l’humour, la dérision, le fatalisme exposent sans fard une Inde pauvre et riche, où les riches restent riches et les pauvres, pauvres. Incompréhensions donc sociales et pas seulement liées aux intérêts d’une société de jeu de savoir comment un pauvre peut devenir riche, un ignorant défier le tracé de sa vie, décidée, sans lui, avant même sa naissance et dont il devrait simplement dévider le fil. Et si cela se reproduit, alors, c’est toute la société qui menace de s’effondrer. Aussi, le coup reste spectaculaire et miraculeux. Mais, si l’on quitte l’analyse pour partager un plaisir d’incursion, c’est sans aucun le chapitre aux bords du Taj Mahal, qui évoque le plus cette poésie douce et prenante, comme si nous étions le reflet dans lequel le palais d’amour, que rien ne brisera, se mire et évoque le possible d’une Inde millénaire où des hommes et des femmes pourraient se libérer des chaînes des destinées, prédestinées et enfermantes.



Mariage hors les murs !

10 08 2009

Vendredi 7 août, j’ai co-célébré le mariage d’un membre de ma famille dans l’ouest de la France. J’y tenais particulièrement, puisque par choix et conviction, je m’abstiens de participer aux cérémonies religieuses, dans ma vie publique, cela va de soi, mais dans ma vie privée également. Et donc, ayant été invité au mariage, je m’étais inquiété de savoir quand il serait célébré en mairie, cela n’étant pas indiqué sur le faire part. « Mais, voyons, c’est samedi à la Chapelle », alors, j’avais réinterrogé : « quand vous mariez-vous vraiment, c’est-à-dire, civilement ? », « vendredi 7 août, en mairie de Saint-Sébastien sur Loire ! ». Lire la suite »



Quels mots ont franchi la barrière de tes dents ?

6 08 2009

Belle expression d’Homère que je n’ai jamais oublié et que j’ai retrouvé avec plaisir cet été en relisant, sur l’Ile d’Astypalea, en Grèce, l’Iliade. C’est avec curiosité que j’ai repris ce grand texte, livre parmi les livres, où l’intrigue commence par la colère d’Achille. Fracas des mots, implorations des Dieux acteurs de la guerre, reflets des armes forgées sous les mers ou dans le tonnerre des feux, litanie des généalogies et des morts tombés sur le sable, Achéens aux beaux jambarts, Danaens Argiens, éleveurs de chevaux, tous s’affrontent tandis que la belle Hélène se morfond, tiraillée par le désir de Ménélas et le plaisir de Pâris. Tandis que le soleil écrasait implacablement nos journées, sous les pages, se livrait la bataille créatrice des mythes et des civilisations immortelles.



D’Athènes à Astypalea

5 08 2009

Une partie des vacances m’a entraîné en Grèce, et je mesure la chance, après que mes doigts d’écolier aient dessiné le Parthénon, de l’avoir vu enfin, après une longue marche, sous un soleil de plomb. C’était un peu comme la montée vers Abu Simbel, avec une attente à vous dessécher la gorge, naturellement. Arrivé là, on est un peu partagé entre la surprise et la non surprise. Images vues, trop vues, réalités espérées, mais réalités altérées par le temps et l’imbécillité parfois de nos contemporains qui remontent à chaque fois le Parthénon, une fois bien, une fois mal et qui à force de vouloir rénover les Cariatides, les ont fondues ! Et nous pouvions, luxe extrême, faire la comparaison des civilisations qui nous ont fondées, entre l’Egypte cet hiver et la Grèce en plein été et remercier le sable et l’ignorance d’avoir laissé intact le patrimoine de la terre du Nil. Et puis, un bateau nous a laissé sur l’île d’Astypaléa, île papillon, aux maisons blanches, aux volets bleus, où la seule occupation, le livre refermé, est de choisir la grève qui accueillera nos pensées fugaces.