Arsène Tchakarian, témoignage ; de Missak à Mélinée, lecture
25 02 2009Merci à Francis Piezga pour la vidéo et à Roger Jedikian pour la photo.
Extraits de la cérémonie du 23 février 2009
Catégories : Mémoire Vive
Merci à Francis Piezga pour la vidéo et à Roger Jedikian pour la photo.
Extraits de la cérémonie du 23 février 2009
Hier soir, lundi 23 février, nous étions rue du Groupe Manouchian pour rendre hommage aux 23 combattants fusillés par les allemands le 21 février 1944. C’est en 1955 que la rue fut inaugurée et pour cette occasion, Louis Aragon écrivit Strophes pour se souvenir, poème interprété en 1959 par Léo Ferré sous le titre l’Affiche rouge. on trouvera à la fin de ce texte, la liste des 23 fusillés, le texte de la dernière lettre de Missak à Mélinée et la vidéo de l’interprétation de Léo Ferré. En présence des consuls de Hongrie, de Pologne, de l’attaché d’ambassade d’Arménie, du président de l’association nationale des anciens combattants et résistants arméniens, des associations du monde combattant, porte-drapeaux, élus et citoyens, la cérémonie s’est déroulée à la tombée du jour. Silence. Chanson. Lire la suite »
Ce dimanche, derrière la vache Pimprenelle, le Carnaval de Paris démarrait, c’est une habitude, place Gambetta. Certes, nous étions loin de la foule des villes qui ont su conserver leur tradition du carnaval, mais il fallait surtout, remercier et saluer le lent et patient travail entamé depuis 1997 pour faire renaître le carnaval du Bœuf gras. Lire la suite »
Ah, il est bien loin le temps où être ministre de l’Outre-Mer nécessitait seulement d’avoir dans sa garde-robe quelques chemisettes de plus et un costume en lin ! Samedi, c’est une foule calme, déterminée, joyeuse et grave à la fois, qui de la République à la Nation, place des Antilles, a marqué son soutien à la lutte engagée contre la vie chère en Guadeloupe par le LKP (LIYANNAJ KONT PWOFITASYON) mené par Elie Domota, à laquelle j’ai participé comme citoyen et élu socialiste. Ce mouvement s’engage désormais en Martinique, Guyane, Réunion, renforçant tout à la fois le combat mené en Guadeloupe et l’élargissant à la problématique centrale du lien entre la Métropole et l’Outre-Mer. Les quatre terres étaient d’ailleurs associées dans chacun des slogans, bannières et expressions, montrant par là que la revendication des 200€ est révélatrice des tensions « post » coloniales sur la partage des richesses, la circulation du pouvoir économique, le respect dû aux populations issues de la Traite négrière. C’est d’ailleurs, la question essentielle du respect qui revenait le plus. Et quelle plus belle marque de mépris que le silence du gouvernement de la République ? Silence après 1 mois, 1 mort, Jacques Bino, syndicaliste et membre du LKP auquel la foule a rendu un digne hommage. Lire la suite »
Tous les adjoint(e)s au Maire doivent tenir permanence en Mairie. Après une période de rodage, j’ai commencé à les tenir, à raison d’une fois par mois. Ma toute première permanence fut déserte… et avec l’agent, nous avons attendu une bonne heure avant de comprendre qu’elle n’était pas annoncée ! Les suivantes ont été remplies. Petit retour sur ces rencontres. Sans surprise, les demandes de logement constituent le sujet principal. Lire la suite »
Je ne connais pas Alizé Cornet, 13ème joueuse mondiale et numéro 1 française. Je ne l’ai jamais vu jouer au tennis. D’ailleurs, j’avoue ne plus m’intéresser au tennis depuis que Guillermo Vilas a quitté les courts, ce qui fait bel âge ! Mais, la lecture de la dernière page de Libération datée du samedi 14 février a été assez revigorante. Oh non, que la jeune joueuse de tennis admettrait des penchants à gauche. Ce qui ne serait pas suffisant. Mais par cette simple phrase : « Il est normal que je paye autant d’impôts, vu que je gagne beaucoup d’argent » ! Alizé Cornet a fait jeu, set et match au tournoi de la citoyenneté. Lire la suite »
Vendredi 13 février, j’ai évidemment bousculé mon emploi du temps pour me rendre en Mairie, à l’invitation du président de la Société d’Entraide de la Légion d’Honneur qui recevait Maurice Arnoult, bottier à Belleville, centenaire et Juste parmi les Nations. L’an dernier, à l’occasion de son centième anniversaire, Maurice Arnoult avait été justement mis à l’honneur, bien sûr pour sa longévité, pour son métier exercé de manière artisanale et son sens de la transmission, mais surtout pour avoir illustré les heures plus noires de notre histoire, par un geste qui donne sens aux valeurs de l’humanité. L’association avait prévu d’entendre Maurice Arnoult et de le fêter. Lire la suite »
Monsieur le Président départemental, monsieur le Président, mesdames, messieurs,
Je reconnais dans la salle de nombreux visages amis que je salue bien volontiers. Je voudrais tout d’abord vous apporter le salut de la municipalité et de madame la Maire, Frédérique Calandra. Vous me faîtes l’amitié de me demander de vous dire quelques mots pour conclure votre matinée de travail. J’ai eu hier l’occasion de dire les relations particulières que j’avais avec la décoration de la médaille militaire. Je veux aujourd’hui d’abord témoigner, compte tenu de l’histoire de l’Union Nationale des Combattants, que j’ai aussi avec l’origine de votre association, une histoire personnelle. L’UNC reste marquée, dans nos esprits, par le conflit de la grande Guerre, de sa devise « Unis comme au Front » et du cri de désespoir sortis de milliers de poitrines, de millions de familles, à l’issue de la grande boucherie que fut la première guerre mondiale : « Plus jamais ça ». Lire la suite »
Samedi 7 février, l’assemblée générale annuelle des Médaillés Militaires qui se tient une année en Mairie des Lilas, l’autre en Mairie du 20ème était dans nos murs. A 11h30, je me suis rendu pour le dépôt de gerbe au nom de la Municipalité et également pour saluer les participants. Avant d’inviter au verre de l’amitié, j’ai souhaité dire quelques mots, dans le cadre de mes fonctions bien sûr, mais aussi, en témoignage d’un lien personnel que j’ai avec cette décoration. Lire la suite »
Tout cela s’est fait naturellement ! Si l’on devait résumer l’exemplarité du Chambon sur Lignon, cette seule phrase y suffirait. Sans qu’une organisation centralisée soit en place, simplement agissant au nom des principes les plus élémentaires des droits et devoirs humains, toute une population a donc résisté aux lois, décrets et ordres de l’Etat dit Français agissant pour le compte de la barbarie nazie. C’est pourquoi, en dépit de multiples péripéties techniques, vendredi 6 février, nous étions heureux de pouvoir organiser le vernissage de l’exposition « La banalité du bien », concrétisant ainsi un engagement de la municipalité précédente, pris par Jean-Michel Rosenfeld. Cette exposition rend compte de l’aventure humaine du village du Chambon sur Lignon, seul village de France reconnu «Juste parmi les Nations ». Lire la suite »
La Fédération de Paris, par son Premier Secrétaire Rémi Féraud, a souhaité faire exception à la consigne nationale, actuelle, de ne pas respecter le vote des militants au Congrès socialiste et partant de ne pas rassembler tout le PS. C’est ainsi qu’à Paris, tous les socialistes sont aujourd’hui partie prenante de l’animation politique. Dans ce cadre, j’ai été proposé, en tant que membre de la motion E, comme président de la Commission Fédérale de Contrôle Financier. Soucieux de marquer ainsi la remise en route de l’ensemble de nos instances parisiennes, celle était convoquée un mois après le Conseil Fédéral. Lire la suite »
Monsieur le Président, mesdames, messieurs, cher(e)s ami(e)s, chère Ginette KOLINKA,
Il me revient l’honneur et je dois avouer une profonde émotion, de vous remettre la médaille du 20ème arrondissement de Paris dans cette mairie qui vous accueille aujourd’hui comme depuis 1996. Chaque année, l’UDA propose que l’un des membres reçoive en témoignage de son engagement, une reconnaissance, en l’occurrence, la médaille de notre mairie d’arrondissement. Vous comprendrez, chère Ginette KOLINKA, que j’évoque ce que fut votre vie avec l’économie de mots de ceux de ma génération qui n’ont pas vécu mais qui se donnent comme charge de ne pas oublier. Lire la suite »
Dimanche 1er février, toujours, la mairie du 20ème accueillait pour la 14ème année, dans la salle des Fêtes, l’Union des déportés d’Auschwitz. Jean-Michel Rosenfeld avait en effet proposé en 1996 d’accueillir cette journée. Depuis la libération des camps, les déportés d’Auschwitz ont pris l’habitude de se retrouver, une journée par an, en général, le dernier week-end du mois de janvier. Ce moment fort de chaleur et de fraternité est inscrit de longue date dans l’agenda des survivants, certains d’entre eux venant parfois de loin. En effet, comme me le disaient Raphaël Esrail, président administratif, Henry Bulawko étant le président en titre, et le secrétaire général, Roger Herman, que j’avais rencontré à deux reprises, les déportés ne se connaissaient que par leur prénom, d’où l’idée qu’ils puissent se rencontrer et se retrouver chaque année. Lire la suite »
Dimanche 1er février, la mairie du 20ème accueillait l’assemblée générale annuelle de la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur du 20ème. La société de la Légion d’Honneur compte en effet de nombreux médaillés dans le 20ème et elle a toujours été bien accueillie en mairie. A ce que j’en ai retenu, près de 200 personnes ont été distinguées et sont donc potentiellement membres de l’association du 20ème, qu’ils y habitent, qu’ils y travaillent ou qu’ils aient choisi de s’y rattacher. Un imbroglio, heureusement résolu, avait failli pourtant transformer cet accueil en casse-tête. Je suis arrivé pour déposer une gerbe au nom de la Mairie et accueillir, autour d’un buffet que nous offrons traditionnellement ensuite les participants, venus nombreux à cette assemblée générale. En effet, au-delà des membres, trois classes et leurs parents étaient attendus. Dans l’assistance, de nombreux visages que je commence à bien connaître. Lire la suite »
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